Zind-Kala-Wasté

En octobre 1905, le Marquis de BARONCELLI rencontre le colonel William CODY, plus connu sous le nom de BUFFALO BILL. Celui-ci est conscient que le monde de l’Ouest sauvage est menacé de disparition par le modernisme. Il veut faire connaître au monde entier les traditions viriles des cow-boys et surtout du peuple indien en voie de disparition. Il crée alors le «Wild West Show», un mélange de rodéo avec chevaux, bisons et de «musée ethnographique vivant» avec des démonstrations de la vie quotidienne de ces gardiens de troupeaux du Far West et des traditions des indiens. Débarquant à Marseille, le «Wild West Show» est mis en quarantaine aux Saintes-Maries-de-la-Mer. La rencontre entre le Marquis de BARONCELLI et BUFFALO BILL est un grand moment de l’histoire de la Camargue. Ces deux grands hommes deviennent amis et vont échanger jusqu’à la fin de leur vie une longue et chaleureuse correspondance. Plusieurs indiens resteront finalement plus d’une année chez le Marquis. Le Marquis de Baroncelli. Les indiens ont ainsi l’occasion de monter des chevaux « camargue » qui ressemblent à leurs propres montures. Une réception festive est organisée entre les indiens d’Amérique, les gitans et les gardians de la Camargue. Assurément le Marquis est un poète et un visionnaire. Le Marquis de Baroncelli admire ces indiens et nouera une amitié profonde pour «Jacob-White-Eyes» avec qui il va longtemps correspondre. Pour remercier BARONCELLI de son hospitalité, les indiens lui offrent une tenue complète de chef indien et lui donnent le nom de «Zind-Kala-Wasté», ce qui signifie «L’oiseau au coeur fidèle».

Création du prix Zind-Kala-Wasté. Suite à un documentaire tourné en Camargue intitulé « Le bac du Sauvage » et la rencontre avec le poète – photographe – cinéaste (le film Crin-Blanc) Denys Colomb de Daunant, le réalisateur Joël Maître donne à la philosophie du Zind-Kala-Wasté toute son importance, celle de la liberté. Le bac du Sauvage. «Et si la Camargue m’était contée ? Les dernières grandes figures de cette région sauvage nous parlent de leur amour pour cette contrée unique et de sa poésie avec pudeur et sincérité.» Avec Maurice Bellagamba, Denys Colomb de Daunant, Pierre Aubanel et Olivier Loiselle. Ceci est un documentaire explosif sur la Camargue, complètement indépendant et libre, avec pour protagonistes des personnages qui n’ont pas la langue dans leur poche… Il a été tourné en 2003, en pleine invasion de l’Irak par les Américains. Nos deux héros du moment, Olivier Loiselle et Joël Maître, partent à la découverte du Sauvage près des Saintes-Maries-de-La-Mer, au coeur de la Camargue. Ils parcourent les plaines marécageuses de cette mythique région à la recherche des Indiens, des Gitans, des gardians et de toutes ces belles histoires qui font la Camargue. Ils interviewent des personnages uniques et habitants honorables de cette contrée, qui parlent devant la caméra, sans craintes ni tabous. Véritable document d’archives. La poésie est le fil conducteur indissociable des différentes interviews de ce documentaire dans lesquelles la vulgarité et le voyeurisme n’ont pas leur place. Le moteur de toute création doit toujours être celle de raconter une histoire. Et ici, elle est très belle: c’est celle de ces individus aux vies extraordinaires qui ont créé l’identité de la Camargue. Et, comme toile de fond, bien sûr: le bac du Sauvage. Ces personnages intimidants, touchants et au caractère entier nous livrent leurs sentiments les plus profonds avec une sincérité simple et nous parlent de l’amour de leur vie: la Camargue.

– 11ème Prix de la liberté à Rio – 2019 

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