Une histoire de papier

Une histoire de papier

Une histoire de papier.

En Italie nombre de petits policiers municipaux se prennent pour John Wayne avec, dans le rôle du matador, Matteo Salvini (le cool).

Ce matin-là tranquillement en train de prendre mon petit déjeuner ou plutôt de déguster mon cappuccino je vois un vendeur de fringues se faire arrêter par la police municipale.

Le problème, c’est que, moi, je voulais prendre une photo carte postale juste en face. La lumière était douce.

Malheureusement, ce début d’arrestation m’a très vite orienté à faire une photo de cet éternel problème des frontières.

Le policier municipal insistait pour faire monter certainement ce sans-papier mais ne faudrait-il pas dire ce réfugié climatique.

La façon de ce policier était très insistante avec sa coupe et sa moustache version Franck Zappa.

Et bien sûr le drame arriva, le policier m’a vu faire des photos. Mon petit-déjeuner commençait à être tiède maintenant.

Il me demanda mes papiers direct et pourquoi j’avais fait cette photo ou ces photos.

Je lui ai dit que je voulais faire une petit carte postale souvenir et déguster mon petit cappuccino.

Il insista pour les papiers, donc forcément je lui ai demandé ses papiers. Il me montra une insigne mais pas de nom.

Juste un incompréhensible “Twelve”. En fait il s’appelait numéro 12. Je refusai de lui montrer mes papiers ça veut rien dire Monsieur 12.

« Je montre mes papiers si tu montres tes papiers », la comédie dura 5 bonnes minutes et je n’ai pas montré mes papiers tout en gardant ma photo souvenir.

J’ai appuyé sur le fait d’être européen et que la France était un exemple de démocratie artistique et de liberté d’expression.

Et que, lorsque l’on s’appelle numéro 12 comme il le prétendait, on ne montre pas son bout de papier à un inconnu à la limite le numéro 1 j’aurais pu négocier avec cette personne qui m’a complètement refroidi mon capuccino.

De nombreuses italiennes se pressent pour acheter des fringues à ces réfugiés climatiques, à 99% elles achètent pour faire une bonne affaire et un peu se déculpabiliser de trop manger de glaces et d’avoir certainement un jour applaudi Matteo Salvini.

La température monte sur notre planète et nous finirons tous au Groenland car tout le monde deviendra un réfugié climatique, nos passeports ne devrait-il pas être étiquetés de la sorte dès à présent ?

Qui deviendra le réfugié climatique de l’autre ?

 

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