Ici c'est le maillot jaune!

Ici c'est le maillot jaune!

Un peu serré dans les sièges du PARIS-RIO, pendant que l’Acte V se prépare à Paris avec un Jean-Luc Mélanchon jamais aussi opportuniste toujours prêt à parler des pauvres, lui le grand travailleur et revendicateur, un futur Lula.

Premières sensations à RIO plutôt sympathiques, rien à signaler franchement. Je me suis fait déjà un pote taxi, Michel il viendra rechercher les autres personnes qui arriveront de Paris prochainement.

Donc je discute avec Michel, mon taxi, de la révolution qui se joue en France en ce moment puis il me fait savoir qu’il a voté pour le nouveau président brésilien qui prendra ses fonctions au 1/01/2019, je lui fais vite savoir que ce Monsieur est très dangereux pour la démocratie et que le mot immigration ne veut rien dire au Brésil. Le Brésil c’est la Champions League du métissage, on arrive très vite à parler football forcément. Je lui parle de Pelé, Socrates, il me parle de Neymar pourtant nous avons visiblement le même âge. Cela vient certainement de ma grande culture footballistique.

On discute on échange on transmet des choses, sans médias sans télé il donne ses impressions sur l’Europe et la France et moi sur le Brésil alors que je connais rien.

Ce fût le premier contact, la première personne. Comment ce pays est-il tombé dans les extrêmes avec un tel métissage.

Direction Copacabana, le sable est chaud, les gens sont beaux.

Ah! Oui je bois un jus de mangue mixé à l’orange dans mon premier bar super contact avec le serveur, et puis une espèce de famille moche qui buvait de la caïpirinha et qui sifflait le serveur pour la servir. Très gênant pour tout le monde, on appelle cela des gens mal élevés.

Chaud très chaud Rio, hier j’observé une scène par la chambre de mon hôtel des enfants jouer traficotant des vélos en France on dit les “Vélib” pas si libres que ça puisqu’il faut payer pour circuler. Allez, il faut que je quitte la France nom d’un chien.

Donc Rio, 6h du matin il fait déjà jour, au programme rencontre avec une journaliste pour le fameux ZIND-KALA-WASTÉ nous allons essayer de construire quelque chose.

Pour l’instant je vois beaucoup de misère et des gens très fortunés un peu comme à Paris, les gilets jaunes en moins ici c’est le maillot jaune leur raison de vivre.

Une ville où l’ambiance est vraiment extraordinaire et surtout une ville où ça grouille et ça c’est plutôt bon signe pour la suite.