Plettenberg Bay en Afrique du Sud

Plettenberg Bay en Afrique du Sud

Plettenberg Bay en Afrique du Sud, royaume des blancs/

Plettenberg Bay. Ça sonnait bien pourtant.

Sur les conseils d’un hôtelier, nous nous rendîmes dans cette station balnéaire.

Plettenberg Bay en Afrique du Sud, c’est plutôt l’attitude du non-dit.

L’hôtel était vraiment très sympa. Les boss aussi, des jeunes. Mais, avec ma petite expérience, il y avait un truc qui coinçait.

J’arrêtais pas de penser au film “Mississippi Burning”, pourtant, je le répète, le couple qui tenait cet hôtel était très gentil, vraiment.

C’est plutôt l’attitude du non-dit. La femme de ménage black, comme toutes les femmes de ménage en Afrique du Sud, bossait comme une folle, elle n’arrêtait pas. Je m’empressais de lui faire plein de sourires, cool, moi, c’est l’Europe, il n’y pas de racisme avec moi, même si l’Europe devient de plus en plus raciste et malheureusement pas que par les fachos.

Plettenberg Bay en Afrique du Sud

Plettenberg Bay en Afrique du Sud

Donc, je reviens sur Plettenberg. Vous savez, ces non-dits, ces ambiances lourdes qui peuvent vite déraper en commentaires très désagréables. Ils étaient sympas ces patrons blancs mais je sentais un écart terrible avec leur femme de ménage black. Cet écart, je le sentais très désagréable et mon flair, j’y crois plus qu’à tous les dieux de l’univers réunis. Heureusement, ils n’existent pas.

La ville, j’en parle même pas : que des blancs et des blacks qui essaient de survivre. Les townships sont assez hards là-bas, genre : des petites cabanes comme celles du Mississippi des années ’50.

Plettenberg Bay en Afrique du Sud, un gros fossé entre des jeunes plutôt sympas qui, je pense, ne souhaitent qu’une seule chose : c’est de bien s’entendre avec la population black et d’avancer et de pardonner.

Alors, je suis peut-être complètement parano, mais, franchement, comme je bossais sur mon computer dans le salon de cette guest-house pendant des heures, j’ai observé et j’ai vraiment senti un gros fossé entre des jeunes plutôt sympas qui, je pense, ne souhaitent qu’une seule chose : c’est de bien s’entendre avec la population black et d’avancer et de pardonner comme le souhaitais Nelson Mandela et une femme de ménage superbe, élégante et qui bossait très dur pour gagner un peu de fric.

Plettenberg Bay en Afrique du Sud
Plettenberg Bay en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud sans les blacks serait un pays vraiment triste, imaginez : que des allemands et anglais coincés partout.

Mais, l’Afrique du Sud sans les blancs n’aurait peut-être pas cette valeur économique si particulière, même si cette puissance économique a été faite souvent avec une main-d’oeuvre bon marché. La France aussi s’est comportée de la même manière, c’est pour ça que maintenant, elle déprime.

 

Donc, Plettenberg est une ville très jolie avec des paysages magnifiques, mais il faudrait juste que les blancs se décoincent un peu et tendent vraiment la main le plus souvent possible à la population noire, sans demander de contre-partie en permanence.

Plettenberg Bay en Afrique du Sud
Plettenberg Bay en Afrique du Sud

Les nouvelles générations vont changer tout ça et les mariages mixtes naîtront, on le souhaite, dans toute l’Afrique du Sud. Mais ce n’est pas pour aujourd’hui.

L’Afrique du Sud deviendra un modèle pour la France qui, elle, est en totale régression (racisme à gogo, appartenance aux clans, plus d’enthousiasme en rien, peur de ses propres démons, surtout…). Allez en Afrique du Sud : c’est magnifique et vous en aurez pour vos cacahuètes.