Milo Delage - France Liberté Voyage

Milo Delage - France Liberté Voyage

Préambule:

Pour la dixième édition du Zind-Kala-Wasté, nous avons souhaité remettre le prix de la liberté à Mr Milo Delage et son équipe France Liberté Voyage. Une évidence pour le Zind-Kala-Wasté car en 1905, date de la naissance du Zind-Kala-Wasté on ne parlait pas de gens du voyage mais de Gitans, en Camargue. Des Gitans qui ressemblaient aux Indiens d’Amérique, d’après le Marquis de Baroncelli, avec en toile de fond, la séparation des continents.

Milo Delage – France Liberté Voyage | Pourquoi les gens du voyage pour la dixième du ZKW ?
Tout simplement parce que le voyage est une de nos dernières libertés de nous exprimer et de nous rencontrer. Les Gitans, ou plus poliment les gens du voyage, représentent l’état d’esprit même de notre manifestation. Il n’y a pas de lendemain avec les Gitans, c’est maintenant, tout de suite, on fait ou on ne fait pas, car les gendarmes ne sont jamais très loin. Et on a décidé de faire ensemble le Zind-Kala-Wasté 2018.

Tandis que de nombreux artistes se caressent le nombril avec “leur likes” et “leurs bisous bisous sur Facebook”, nous, avec Mr Milo Delage et France Liberté Voyage, on a plié l’affaire en une heure. Et cette mentalité-là, on aime beaucoup, sincère et pleine de pudeur. Un exemple pour l’humanité et pour les artistes en tous genres.


Milo Delage – France Liberté Voyage.

Les “Poules” ont disparu ?
Souvent, nous entendons dire : faites attention, ils volent des poules, le problème c’est qu’il y n’a plus beaucoup de poules aujourd’hui, à part les poules de luxe dans nos beaux quartiers. Là aussi, il est important de noter le décalage terrifiant entre mythe et réalité. On est purement dans l’archétype.

Le combat des extrêmes ?
Le peuple des nomades, les gitans, tziganes, roms subissent quotidiennement des agressions des racistes de “gauche” comme de “droite”. Là aussi il est important de soutenir cette communauté, ces Français à part entière. On laisse bien vivre les Bretons ou les Alsaciens tranquillement.

Mr Milo Delage, président de France Liberté Voyage?
Mr Milo Delage est un peu comme le Zind-Kala-Wasté, la liberté coule dans ses veines, il n’y a pas moyen de négocier, il ira jusqu’au bout et il a, grâce à son courage et celui de son équipe, fait avancer l’aspect juridique concernant les gens du voyage. De Matignon au Conseil Constitutionnel en passant par le conseil de l’Europe, il est considéré comme le Nelson Mandela de la communauté gitane ou, plus poliment, de la communauté des nomades.

À propos de nomadisme ?
L’espèce humaine a besoin de voyager depuis la nuit des temps, c’est comme ça. Donc attention de ne pas trop nous sédentariser, on devient de plus en plus dépressifs avec nos réseaux sociaux. Car la sédentarité n’est pas notre nature première. Les gens du voyages représentent la liberté, le nomadisme notre bol d’oxygène face à une société de plus en plus anxiogène.

La culture gitane, une reconnaissance mondiale ?
La culture gitane sera dans les années à venir certainement inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Culture ancestrale oblige, il est un devoir de mémoire pour toutes les personnes désireuses de liberté de soutenir cette culture qui nous ressemble tellement finalement.

Le Réservoir de la liberté à Paris ?
Cette dixième édition 2018 du Zind-Kala-Wasté aura lieu au Réservoir à Paris, lieu mythique pour la liberté d’expression dans la ville lumière. Les 30 000 membres de l’association France Liberté Voyage sont les bienvenus.

Le 4 novembre, date symbolique dans le monde ?
Le Zind-Kala-Wasté retrouve la date symbolique du 4 novembre, journée mondiale de la liberté de circuler, de manger, de s’habiller, de penser et de faire la fête comme on le souhaite.
La convention européenne des droits de l’homme est un traité international signé le 4 novembre 1950.

L’affiche du Zind-Kala-Wasté 2018 et le terrifiant “carnet de circulation” ?
Heureusement aboli grâce à la ténacité de Mr Milo Delage et de son association, à une certaine époque les gens du voyage devaient pointer dans les commissariats avec leur carnet de circulation. On ne peut pas imaginer les humiliations et les souffrances corporelles subies par ces personnes dans ces commissariats.

Ces personnes ne souhaitaient qu’une seule chose: vivre librement leur vie comme elles le souhaitaient. Comment une société dite “civilisée” peut-elle se comporter de cette manière-là ? Hallucinant !