Marseille, quartier de la plaine.

Marseille, quartier de la plaine.

Documentaire sur La Plaine de Marseille.

Ce documentaire, je l’ai entamé en 2006, avant l’affaire Guérini, avant Daesh.
Les artistes de la plaine m’ont ouvert le coeur de la plaine, surtout Olivier Chaix, photographe Marseillais.
Nous avons parcouru la ville le temps d’une saison. Puis on est repartis chacun de son côté.

Marseille, quartier de la plaine.
Marseille, quartier de La Plaine.

Marseille, quartier de la plaine.
Marseille, quartier de La Plaine.

Marseille, quartier de la plaine.
Marseille, quartier de La Plaine.

Marseille, quartier de la plaine.
Marseille, quartier de La Plaine.

De nombreux artistes de la Plaine ont fait ce documentaire, au début un peu méfiants puis après, tranquillement, j’ai pu construire le documentaire. Paul Carpita en est le socle, puis viennent les artistes de la Plaine et Victor Gélu (Poète marseillais).

D’ailleurs, j’ai remarqué qu’ils ont enlevé Victor Gélu du Vieux Port, je crois qu’ils ont déplacé la statue.
Dans cette ville, ils ont la fâcheuse maladresse de piétiner l’Histoire. Gélu , Zidane et Carpita ne sont pas mis en valeur efficacement, ils font pourtant partie du patrimoine marseillais, il me semble. Mais non, à Marseille, on préfère creuser des tunnels.

Marseille, quartier de la plaine.
Marseille, quartier de La Plaine.

Donc, la plaine de Marseille est un peu le quartier de Marseille, des musiciens et il doit impérativement le rester c’est le coeur de Marseille c’est de là que partent les mouvements protestataires de cette ville si particulière.

La plaine est là pour rappeler que Marseille doit rester rebelle mais pas facile en ce moment d’avoir de vrais rebelles, des mecs qui jouent ce qu’ils veulent. Dans ce documentaire, on retrouve un peu ce Marseille rebelle qui ne veut pas se standardiser mais bon, les gens sont dépassés par les affaires et donc pas facile de s’impliquer sur du long terme.

Marseille, quartier de la plaine.
Marseille, quartier de La Plaine.

J’aimerais que la Plaine gronde plus, c’est pourquoi j’ai fait ce film-documentaire en fait, j’ai rien fait du tout c’est la Plaine, les artistes qui ont fait ce documentaire, je ne suis pas d’accord avec tout ce qui est dit mais ces artistes connaissent très bien Marseille et les mécanismes de fonctionnement de cette ville.

Cela fait 11 ans que j’ai tourné ce documentaire, il est là, il est fait. Paul Carpita est lui aussi un monstre de liberté certainement écorché vif par la censure. Mais peut-on se remettre de la censure, je ne crois pas. Vous avez une cicatrice de la vie et le tourbillon de la mémoire se met en place. C’est très violent, on vous empêche de parler, on vous licencie sans vous payer, on vous fout dehors sans vous prévenir, on vous menace. Comment se relever, Paul Carpita a réussi à refaire un film après 30 ans de censure. Pas évident car une caméra peut déjà être très dévastatrice sans la censure.

Donc, c’est pourquoi j’ai appelé ce documentaire « Caprice des temps ». Bon, je fais un clin d’œil aussi au nom d’un bateau qui transportait la drogue, je crois dans les années 70, le thonier “Le Caprice des temps”.

Voilà. Tout est dit. Absolument indispensable d’aller à la Plaine afin d’écouter un concert. C’est un peu le Ménilmontant de Marseille.