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Chloé Verlhac, veuve du
dessinateur Tignous assassiné le 07 janvier 2015 dans les
locaux de «Charlie Hebdo» à Paris.

Chloé Verlhac: continuer à faire vivre Tignous !

Là où beaucoup de personnes seraient tombées dans la haine ou le renfermement sur soi, Chloé Verlhac s’est réfugiée dans une cause qui lui tient à coeur: poursuivre le combat que menait l’homme qui a été le compagnon de sa vie, Tignous.
Pour elle, la seule chose à faire, c’est de sourire à la vie, sourire à certains barbus, car, malgré eux, l’oeuvre de Tignous est gravée à jamais dans nos souvenirs.
Lorsque l’on regarde ses dessins, on comprend que cet homme était très courageux. Peu de personnes sont capables de s’engager pour défendre la liberté au péril de sa vie, en ces temps si dangereux pour les esprits laïques.
Ce qui est sûr, c’est que jamais un dessinateur de presse ne pourrait assassiner un fou de Dieu. L’inverse, oui.
Comment, au 21ème siècle, peut-on encore s’emmerder avec des religieux ? Tuer des
innocents, des artistes, des enfants, au nom de Dieu ?
Ils oublient, ces fanatiques analphabètes que «Dieu est un fumeur de havanes», comme disait Serge Gainsbourg.

Chloé Verlhac interviewée lors du Festival du Dessin Presse et de la Caricature de l’Estaque en France.

Mais revenons à Chloé Verlhac. Cette femme énergique et volontaire nous a donné une sacrée leçon d’optimisme durant cette interview.
Toujours le sourire, son regard n’a pas tremblé une seule fois, elle n’est tombée ni dans la haine, ni dans l’aigreur, ni dans le martyre. Elle est digne, elle provoque le respect. Elle veut continuer à faire vivre Tignous en présentant son travail, ses dessins, son amour pour la liberté d’expression et son esprit canaille.
Chloé Verlhac incarne désormais le combat pour la liberté d’expression. Une idée: il faudrait sanctifier les dessinateurs de presse comme Tignous, tombés sous les balles. J’en connais qui se retourneraient dans leur tombe et qui riraient sous cape !

Chloé Verlhac
Dessin de Tignous

Continuons la résistance pour préserver un monde laïque, libéral. On en est malheureusement là contre les fanatiques. Et n’oublions pas que les premières victimes de ces assassins imbéciles sont des Musulmans.

Reportage diffusé dans le cadre du prix Zind-Kala-Wasté 2015.


Les Turcs se battent chaque jour pour une Turquie démocratique et pendant ce temps-là Erdogan continue son nivellement vers le bas.

Que penser de ce personnage, après plusieurs séjours en Turquie de 2013 à 2014 ? Nous n’avons pu que constater une dégradation des libertés fondamentales des droits de l’homme dans ce pays magnifique.

Une Turquie démocratique sans le système Erdogan!

Commençons par Istanbul d’abord : ville laïque et rebelle, le New-York d’Asie Mineure pour certains.
L’accueil fut superbe, surtout du côté de Kadiköy, quartier des intellectuels, des jeunes… Malheureusement, on apprendra plus tard que certains futurs djihadistes faisaient halte dans les hôtels de Kadiköy avant de partir pour leur cause macabre en Syrie et en Irak.
Kadiköy c’est la vie, des visages sublimes, des commerçants adorables, un esprit de liberté en plein air, une Turquie démocratique, un point c’est tout!

Plusieurs manifestations ont eu lieu en ce mois de mai 2013, manifestations organisées par l’extrême gauche et les syndicats de gauche, seuls remparts contre l’obscurantisme d’Erdogan.

Erdogan doit partir,

Istanbul au mois de mai 2013 c’est 18000 policiers pour la manifestation du 1er mai Place Taksim, secteur quadrillé – circulez, il n’y a rien à voir. Mais bon, moi je n’ai pas pu assister au 1er mai mais j’ai vu le lendemain des Stambouliotes braver la police toujours sur cette Place Taksim, qui s’étaient rassemblés pour protester contre la mort d’un jeune sous les coups de la police.
Pas d’états d’âmes ou de responsabilisation : une Turquie démocratique ça tabasse dur !


Plettenberg Bay en Afrique du Sud, royaume des blancs/

Plettenberg Bay. Ça sonnait bien pourtant.

Sur les conseils d’un hôtelier, nous nous rendîmes dans cette station balnéaire.

Plettenberg Bay en Afrique du Sud, ça sonne un peu blanc.

L’hôtel était vraiment très sympa. Les boss aussi, des jeunes. Mais, avec ma petite expérience, il y avait un truc qui coinçait.

J’arrêtais pas de penser au film “Mississippi Burning”, pourtant, je le répète, le couple qui tenait cet hôtel était très gentil, vraiment.

C’est plutôt l’attitude du non-dit. La femme de ménage black, comme toutes les femmes de ménage en Afrique du Sud, bossait comme une folle, elle n’arrêtait pas. Je m’empressais de lui faire plein de sourires, cool, moi, c’est l’Europe, il n’y pas de racisme avec moi, même si l’Europe devient de plus en plus raciste et malheureusement pas que par les fachos.