Faut-il brûler le CNC ? •

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Financement de la culture

Faut-il brûler le CNC ?

Bien sûr que non, il ne faut jamais brûler les sources de la culture, quelles qu’elles soient. Par contre, il faut tout changer!
On a le droit de se demander vraiment si cet hippopotame ne marche pas sur la tête, et avec lui de nombreuses institutions partenaires en province.
Nous les avons très peu fréquentées et, merci bien, mais leur pognon on n’en veut surtout pas.
De toute façon, il devient très facile de produire des choses de façon indépendante avec toutes ces nouvelles technologies.
Mais lorsque l’on voit certains modes de fonctionnement de ces institutions dignes des régimes communistes, cela est indigne de la spécificité française tant mise en avant, non ?

«Financement de la culture – Des montages financiers entre les sociétés de productions qui sont dignes de l’affaire Guérini et, pour certains, dignes de l’affaire Panama Papers»

De nombreux réalisateurs se font piquer leurs idées après avoir déposé leur dossier de demande de subvention auprès de ces institutions-voyous, il existe des montages financiers entre les sociétés de productions qui sont dignes de l’affaire Guérini et, pour certains, dignes de l’affaire Panama Papers. Est pratiquée aussi l’orientation politique obligatoire pour l’écriture, la censure, la pression politique, des magouilles en tout genre et j’en passe…

Bon nombre de sociétés prennent des subventions puis ferment, produisent pour la énième fois les mêmes histoires. Comme disait un réalisateur marseillais très connu; «le cahier des charges, je m’en tape». Bref, copinage et compagnie. Ils ont leurs chouchous les «subventionneurs». D’ailleurs, c’est toujours les mêmes qu’on voit à l’affiche et on en a marre. On court voir des films d’auteurs étrangers dès que possible, rien que pour la bouffée d’oxygène créative.

«Financement de la culture – L’Europe, au regard des subventions qu’elle a pu attribuer, a demandé des comptes à plusieurs institutions»

Ah oui, j’allais oublier: le fricotage et montage financier entre régions est hallucinant et scandaleux.
D’ailleurs, c’est toujours et encore les politiciens qui viennent bloquer les nouvelles initiatives dans ce pays. On fait travailler les copains qui votent pour nous, comme ça on ne perd pas sa place.
A Marseille, toujours les mêmes artistes sont subventionnés. Et ces énièmes associations et réseaux à la noix qui ne servent à rien. L’Europe, au regard des subventions qu’elle a pu attribuer, a demandé des comptes à plusieurs institutions après l’évènement complètement raté de Marseille 2013. Plusieurs organismes culturels ont dû fermer. Et après, ils font les pleureurs, critiquent les contribuables et les petits bourgeois, ces rebelles de pacotille, ces vendus subventionnés. Ces soi-disants copains perdraient toute amitié si on leur faisait un gros chèque. Ils seraient même prêts à se mettre à quatre pattes pour du pognon. Quels hypocrites.
Fouillez un peu auprès des artistes qui ont des dossiers qui ne passent jamais dans ces systèmes de censure… ils vous en parleront mieux que nous. Pas de place pour les gens entiers. Un Godard n’aurait jamais été connu en France de nos jours.

«Financement de la culture – la politique locale et leurs sous-fifres remplis de médiocrité qui étouffent l’espace de création »

En conclusion, souvent ces jeunes ou vieux réalisateurs arrêtent (plus de fric, voire une paupérisation,…) à cause des grandes familles artistiques qui se partagent l’énorme gâteau du financement du cinéma français installé sur Paris, et pour la province la politique locale et leurs sous-fifres remplis de médiocrité qui étouffent l’espace de création et de diffusion des réalisateurs qui ne rentrent pas dans leur norme soi-disant «de gauche».

Donc, nous ne regardons plus le cinéma français mais plutôt HBO, une chaîne américaine créative et atypique, même si de temps en temps ils font des co-productions avec la France (les séries les plus nazes comme par hasard).
Vous pouvez aussi diffuser de temps en temps vos films sur You Tube en intégralité, créer vos espaces de diffusion dans les bars, les salles indépendantes, etc. Bref diffuser autrement et ne plus alimenter cette censure avec des gens qui se prennent pour des rebelles et qui sont pires que certains capitalistes qui eux, au moins, ne se cachent pas derrière de grandes idées humanistes.

Humanistes, «my ass», vous n’êtes qu’une bande de pique-assiettes arrogants.