Incendie à Hout Bay

Incendie à Hout Bay

Incendie à Hout Bay.

En fait, moi, je ne connais rien de l’Afrique du Sud, finalement. J’y suis resté à peine un mois. Par contre, Hout Bay et son township, je connais un petit peu puisque j’y ai tourné un documentaire grâce à Joyce, une employée de l’hôtel où je dormais qui se situe à quelques centaines de mètres à peine du township.

Incendie à Hout Bay, comment peut-on obliger à ces personnes vivant dans une précarité inimaginable de s’équiper de systèmes de détection d’incendie

Moi qui suis rentré en Europe maintenant, je viens de découvrir qu’un important incendie a éclaté dans ce township d’Hout Bay, nommé Imizamo Yethu.
 

 
Donc, pour entrer dans le vif du sujet, comment peut-on obliger à ces personnes vivant dans une précarité inimaginable de s’équiper de systèmes de détection d’incendie, alors que l’eau s’infiltre par leurs toits ? Une aberration !

Incendie à Hout Bay, les multinationales et le gouvernement ne se gênent pas pour taxer la misère

Peut-on réellement penser que le gouvernement et les fabricants de détection d’incendie s’intéressant réellement à la sécurité des gens de ce bidonville ?
 
Incendie à Hout Bay
Incendie à Hout Bay

Incendie à Hout Bay, c’est comme si on demandait au gouvernement d’Afrique du Sud de ne pas taper dans la caisse

Je ne crois pas. C’est comme si on demandait au gouvernement d’Afrique du Sud de ne pas taper dans la caisse.

Donc, c’est de la foutaise. J’ai les images de cette scène alors que je filme dans une habitation plus que précaire ce soi-disant système de détection. Là aussi, l’argent n’a pas d’odeur. Les multinationales et le gouvernement ne se gênent pas pour taxer la misère. Car la misère est grande à Imizamo Yethu, c’est plus qu’un constat.

Incendie à Hout Bay
Incendie à Hout Bay

En conclusion, un incendie a éclaté, c’est un vrai carnage. Une catastrophe humanitaire. Efficace, ces systèmes de détection… Ben voyons.

C’était donc le premier point.

Le deuxième point, lors de ce documentaire, j’ai séjourné dans un hôtel à quelques centaines de mètres de Imizamo Yethu, plusieurs fois des départs d’incendie ont éclatés en moins d’une semaine. Là encore, que fait le gouvernement de Cape Town ? C’est tellement facile d’accuser les gens qui vivent dans ce bidonville.

Mais lorsque l’on a des départs de feu si répétés au même endroit à 2 jours d’intervalle sur lesquels les pompiers interviennent, il est pour nous impensable juridiquement que l’état ne mette pas en place un dispositif de sécurité et d’alerte efficace pour sécuriser des milliers de personnes sur un périmètre aussi étroit.

Surtout lorsqu’il y a des démarrages de feu récurrents, comme j’ai pu le constater.

Incendie à Hout Bay, un gouvernement de Cape Town incapable de gérer la situation

Résultat des courses : un gouvernement de Cape Town incapable de gérer ce genre de problématique qui se passe en pleine ville. Je veux bien que la végétation soit dense à Cape Town et que le vent souffle parfois à Hout Bay exagérément. Mais là, il y a un grave problème d’insécurité générale et d’anarchie récurrente dans ce si beau pays. Soit, le gouvernement s’en fout complètement, soit il est totalement corrompu, soit incompétent. Les trois, mon Général !

Ce genre de choses n’arrive pas dans les quartiers riches.

Encore une fois, comment le gouvernement d’Afrique du Sud peut il laisser mourir ses enfants ? Les townships peuvent être une façon de vivre, mais lorsque l’on taxe des citoyens pauvres en les menaçant de mettre des installations anti-incendie, on assure ensuite derrière, Messieurs les politiciens d’Afrique du Sud.

Incendie à Hout Bay
Incendie à Hout Bay

Incendie à Hout Bay, faire une jurisprudence pour tous les townships d’Afrique du Sud

En conclusion, la solution est de s’unir en montant des collectifs et d’attaquer le gouvernement de Cape Town, de demander des indemnités et de faire une jurisprudence pour tous les townships d’Afrique du Sud. La misère a aussi des droits et les politiciens d’Afrique du Sud des devoirs envers tous les citoyens.

Mais, je répète, moi, l’Afrique du Sud je ne la connais pas, à part mon petit Hout Bay.